AccueilAccueil  PublicationsPublications  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

Something just like this - Evan J Sharman

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar

Invité
Invité

MessageSujet: Something just like this - Evan J Sharman   Sam 24 Juin - 13:14



Something just like this
@"Evan J Sharman" & Skyler Lowell

Un matin pluvieux, vers 08h30 - au sein de l'église protestante





ça avait commencé y'a deux ans, cette forme précoce de la maladie d’Huntington... Une de ces maladies affreuses, dont on aimerait jamais entendre parler. mon système nerveux se dérègle, entrainant des tremblements, des insomnies, des crises de pleurs, des crises d'hystéries aussi. J'ai regardé des témoignages de malades avancés, à la fin on n'a juste plus de vie du tout. L'entourage ne tient pas, la pression est constante, et les frasques de plus en plus importantes. ce qui m'attend c'est l’hôpital psychiatrique, ou le suicide... charmant non? J'aurais préféré le cancer ou la mort simple. Ce qui est étrange, c'est que la maladie est génétique, et qu'aucun de mes parents, n'ont été atteint, ni même Loïk. Et je ne peux pas prétendre, que je suis issue de parents, différent, puisque Loïk et moi, on était dans la même poche dans le ventre de maman.

Bref, ce qui m'a permit de m'évader il y a deux ans, c'était une discussion avec un prêtre catholique. Ce matin là, alors qu'on m'annonçait le changement sous peu de mon traitement, pour une substance plus forte, qui risque de me causer certains autres problèmes physique, je suis sortie courir. Short rose, baskets oranges, débardeur bleu vif et un kway noir sur le dos, la pluie était battante, à tel point, que j'avais du mal à respirer normalement. C'est trempée, haletante, et en colère, que j'entrais dans ce lieu. Par les bancs qui se trouvaient face à l'estrade, je compris que je me trouvais dans un lieu sain. Ou du moins un truc du genre. Je me secouais sur le pas de la porte, pour tenter de me débarrasser de l'eau trop présente sur moi. En pressant ma tresse, imbibée d'eau, je le vis entrer. Un magnifique prêtre... le genre, où l'on se demande, ce qu'il l'a poussé à oublier l'amour charnel. Cette pensée passa, et repartie aussi vite, qu'elle n'était venue.

"bonjour mon père, pardon de cette entrée fracassante, il pleut trop dehors, j'ai du... entrer n'importe où pour éviter de me noyer... et je suis entrée là..."
lui dis-je en tentant de fermer un peu mon kway sur ma tenue frivole.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Something just like this - Evan J Sharman   Lun 26 Juin - 10:14

Something just like thisSkyler & EvanHe sent out his word and healed them; he rescued them from the grave.

Psalm 107:20

(dialogues Evan : #76923c)
On ne le dit jamais, mais les journées sont longues dans la maison de Dieu. Il n'y a pas de visiteurs constants, pas dans une petite chapelle comme la mienne, où l'on ne voit aucun vitrail sur les fenêtres pour attirer les curieux, aucune œuvre d'art nul part. Seulement le silence et le vide, la simplicité même. Peut-être que je n'aurais pas du me tourner vers le protestantisme et choisir quelque chose de plus tape à l’œil... D'un autre côté, les pasteurs eux, au moins, ne sont pas privés à jamais des plaisirs de la chair et c'est bien cela qui a pesé dans la balance au moment de mon choix...

Mais il faut faire avec les mauvais côtés : la simplicité des lieux et du culte n'attire pas les foules et comme chaque matin, je suis là aux aurores et je tente de m'occuper comme je le peux. Il y a eu quelques personnes il y a une heure de cela, mais je suis seul maintenant, assis derrière un bureau en bois compacté, penché au-dessus de ma Bible. Je n'arrive pas à le croire : je suis en train de lire la Bible. Et ce n'est même pas la première fois cette année ! Ni même de ma vie, quand j'y pense. Ça me ramène douloureusement à mon enfance et à ma mère tellement dévote. Elle serait si fière de moi si elle me voyait en ce moment ! Heureusement, ça n'est pas prêt d'arriver. Tout ce qu'il me reste de mon Angleterre natale, c'est un accent particulièrement prononcé qui fait craquer les filles. Qu'est-ce qu'elles ont toutes avec l'accent anglais, c'est un mystère, mais je l'exploite depuis des années. Enfin, l'exploitait, je suppose. Mon nouveau personnage n'a plus droit à ce genre de chose, hélas...

Il pleut depuis un moment, comme beaucoup trop souvent à Seattle. Ça aussi, ça me rappelle l'Angleterre. San Diego me manque parfois pour ça, mais le bruit de la pluie sur le toit du bâtiment a un petit côté apaisant qui m'aide à me concentrer sur ma lecture. Du moins, jusqu'à ce que j'entende la porte d'entrée claquer. Doucement, mais je suis tellement habitué à ce silence que je remarque chaque petit changement. Je relève les yeux de ma Bible brusquement et regarde la porte entrouverte de mon bureau, même si ça ne sert absolument à rien. Un visiteur ? Enfin un peu d'animation et une excuse parfaite pour aller faire un tour. Il ne me faut pas plus d'une seconde pour me remettre debout et retourner vers la chapelle. Un sourire sympathique et charmant sur les lèvres, je remonte tranquillement l'allée entre les bancs pour aller à la rencontre de la jeune femme trempée qui se tient près de l'entrée. Elle a mis de l'eau partout et ce petit détail m'agace légèrement. Ce ne sera pas à elle de nettoyer, elle aurait pu faire un peu attention ! Mais rien dans mon expression ne laisse présager de ce sentiment négatif : le pasteur Sharman est un homme souriant, charmant et avenant. Toujours de bonne humeur, toujours heureux et gentil avec tout le monde.

« Je vous en prie, appelez-moi Pasteur Sharman. » lâché-je en allant à sa rencontre. « Le protestantisme est radicalement opposé à l'emploi du 'Mon Père' pour un simple mortel tel que moi. Le Céleste seul est notre Père à tous et lui seul mérite cet honneur. » déclamé-je en lui souriant, comme le parfait élève ayant appris sa leçon sur le bout des doigts. « Et toute personne désireuse de trouver refuge dans ma chapelle est la bienvenue. »  Je tends ma main vers elle pour serrer la sienne poliment. Ça n'est pas très compliqué pour moi d'être agréable, c'est dans ma nature depuis toujours. Tandis qu'elle répond à mon geste, je l'observe une seconde. Une jolie fille, si vous voulez mon avis, mais elle est effectivement trempée et elle semble avoir froid. Je ne peux m'empêcher de noter les couleurs criardes de ses vêtements qui ne s'accordent pas vraiment ensemble, retenant difficilement un sourcil de se soulever pour noter mon étonnement. « Venez, asseyez-vous ! » l'invité-je en m'approchant du premier banc près de la sortie. « Je vais vous chercher une serviette. Voulez-vous un peu de thé pour vous réchauffer ? » En bon anglais qui se respecte, j'ai une belle collection de ce breuvage dans mon bureau, alors que je n'en bois même pas vraiment. Mais les américains sont ainsi : où ils voient un anglais, ils s'attendent à voir une tasse de thé bien chaude et une politesse frisant le ridicule. C'est exactement le spectacle que je sers depuis des années, quel que soit mon personnage du moment. Le charme britannique à son meilleur, personnifié en la personne du Pasteur Sharman. « Puis-je vous demander votre nom, mademoiselle ? »
© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Something just like this - Evan J Sharman   Mar 4 Juil - 21:41



Something just like this
@"Evan J Sharman" & Skyler Lowell

Un matin pluvieux, vers 08h30 - au sein de l'église protestante





Il m'explique qu'il n'est pas père. J'avoue ne pas être croyante aussi... Je le dis avec humour, je le dis sans trop y croire aussi. Je ne sais plus vraiment ce que je suis, ce que je fais ici sur Terre aussi. "Pasteur... vous êtes jeune." Je ne sais pas pourquoi avoir ajouté ça, ça ne rime qu'à représenter l'autre, comme peu capable d'aider, alors que n'importe qui peut aider autrui, s'il le veut. "Votre chapelle." Répétais-je automatiquement, après l'avoir écouté. "C'est cosy et joli... et sur ma route, pour m'empêcher la noyade..." Je souris sans sourire. J'aurais autant besoin d'un verre d'alcool pur, que d'un câlin, je ne sais plus trop où me situer sur l'échelle de la détresse.

Il m'invite à m'asseoir, j'hésite, et finalement accepte sans un regard en arrière. Sa gentillesse me touche beaucoup, j'hoche la tête pour la serviette et le thé, tout en remettant une mèche de cheveux derrière mes oreilles. Je l'attends là, je ne sais pas trop quoi faire de mes mains. "Je m'appelle ...." J'ai une hésitation, aux autres et depuis des années, je me fais appeler Skyler, mais mon vrai prénom n'a pas été prononcé depuis des années. "Emma." C'est étrange de le dire à haute voix, j'ai l'impression de parler d'une étrangère. Je retire mon kway trempé, le pose par terre, et accepte la serviette du pasteur. Le tissu éponge glisse sur ma nuque, sur mon visage et mes bras... je termine par mes cuisses, et finalement pose le linge sur le banc, sous mes fesses. "Je ne m'habille pas si... court et mal... ce matin j'ai apprit que ma maladie allait gagner du terrain... Mon pè... pasteur Sharman pardon."

"Je crois que j'ai besoin d'échapper à mon propre sort... celui d'une longue agonie, avant d'aller rejoindre la mort." Lui avouais-je en baissant le visage sur mes mains jointes. J'ai peur, j'ai mal et je me sens tellement seule.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Something just like this - Evan J Sharman   Ven 7 Juil - 9:45

Mon sourire d'apparat se teinte d'amusement alors que cette jeune femme me parle assez vaguement de comment elle s'est retrouvée ici. J'essaye de garder la face, mais je suis assez étonné de la manière dont elle semble... flotter... au-dessus de ce monde. Je ne sais pas trop comment la cerner, en fait. J'ai l'impression qu'elle n'est pas tout à fait là avec moi, mais pas qu'elle soit vraiment perdue dans ses pensées.

Enfin, je la regarde s'asseoir et dès que c'est fait, je lui offre un nouveau grand sourire avant de tourner les talons pour la laisser seule. Je fonce jusqu'à mon bureau et mets l'eau à chauffer dans la théière électrique. Pendant ce temps, je prépare une tasse dans laquelle je verse une petite cuillère de miel et dépose un sachet de thé au citron. Je pose une petite serviette à main sur mon bras et patiente encore quelques temps en regardant la théière avec insistance. Quand enfin, le sifflement se fait entendre, je me dépêche de servir l'eau bouillante dans la tasse et de retourner auprès de mon invité pour lui offrir sa tasse et sa serviette.

Elle me donne son nom, mais... il y a ce petit moment de flottement juste avant qui me fait froncer les sourcils légèrement. Est-ce qu'elle vient de me mentir, là ? Je ne vois pas bien pourquoi. D'accord, je suis un escroc plus qu'un véritable pasteur, mais je doute qu'elle le sache et puis, avec son prénom, quel mal pourrais-je lui faire ? « Je suis enchanté de vous rencontrer, Emma. Vous pouvez m'appeler Evan. » Je réponds quand même sans me démonter, toujours égal, toujours tellement gentil et souriant. Croyez-moi, ça n'est pas toujours facile d'agir avec une constante bonne humeur. Il y a bien des jours où j'ai envie de secouer les gens qui viennent m'adresser la parole. D'autres où je ne sais pas quoi leur dire quand ils me parlent de leurs histoires.

Aujourd'hui manque d'être un jour comme celui-là. Emma reprend la parole et je l'écoute avec beaucoup d'attention, quand bien même ce qu'elle me dit ne semble pas spécialement intéressant. Mais le Diable se cache dans les détails, on ne vous l'a jamais dit ? Il suffit d'un tout petit rien pour que quelqu'un découvre mon secret. Une erreur lorsque je déclame les textes de la Bible, par exemple. Ça peut suffire à mettre le doute et me précipiter dans les problèmes. Il en va de même dans l'autre sens. Le moindre détail importe pour que je décèle une brèche dans laquelle m'engouffrer pour mener à bien mes projets avec les gens. Alors non, je ne suis pas passionné par ce qu'elle me dit sur ses vêtements. C'est vrai qu'ils ne sont pas trop à mon goût, mais ça me donne des informations sur cette jeune femme.

Sauf que la fin de sa phrase me file un petit sursaut. Sa maladie ? Mon cœur s’accélère trois secondes avant que je ne parvienne à me calmer. Je m'assoies sur le banc devant elle et posa une main compatissante sur son avant-bras, la regardant droit dans les yeux en souriant. Cette fille vient de faire ma journée. Je sais ce que vous vous demandez. Ne ressens-je donc aucune empathie pour cette jeune femme visiblement perdue et mal, qui parle avec tant de détresse ? Elle a l'air jeune et je dois reconnaître que c'est plutôt triste et injuste de savoir qu'elle souffre à ce point. Mais, hé, je n'y suis pour rien, moi ! « Je suis navré d'entendre cela, Emma. » Non, ça ne me touche pas spécialement. Je ne sens pas monter les larmes, la révolte dans mon cœur. Je reste égal et calme. Traitez-moi de connard si ça vous aide à vous sentir mieux, mais je sais que vous non plus, vous n'en avez rien à foutre de la détresse des gens que vous ne connaissez pas. C'est ainsi qu'est faite la nature humaine. C'est ainsi que Dieu notre Père nous a créé et ça ne m'empêche pas d'essayer d'être sympathique et compatissant avec cette jeune femme. Et contrairement à ce que vous semblez penser, la pitié n'est pas un don qu'on fait aux autres pour les aider à apaiser leur souffrance, ce n'est qu'un poids en plus qu'on pose sur leurs épaules. « La vie semble parfois injuste, n'est-ce pas ? » demandé-je en perdant mon sourire, mais pas ma douceur. « Il y a parfois des épreuves tellement difficiles qui nous tombent dessus qu'on en vient à se demander si Dieu existe vraiment. Si c'était le cas, laisserait-Il vraiment une belle et jeune femme souffrir comme vous souffrez ? N'est-Il donc qu'un monstre qui prend plaisir à nous voir souffrir et nous débattre sous ses tortures ? »

Vous voulez que je vous dise comment j'ai appris tout ça ? En regardant la télé. Quand on a rien à faire et qu'on a le câble, la vie devient vraiment bizarre. Mais ça m'aide beaucoup. « Je ne sais pas si vous avez la foi, Emma, mais je l'ai moi et vous n'êtes pas la première injustice que je vois. Nombreux sont ceux qui passent cette porte à la recherche de réponses. Je crois que vous ne vous êtes pas arrêtée là par hasard, que vous cherchiez de l'aide pour comprendre le drame qui vous accable. J'aimerais pouvoir vous soulager, sincèrement, mais c'est à vous que notre Père a voulu imposer cette épreuve et il ne l'a pas fait sans raison. Moi, je ne suis qu'un guide pour ses Enfants et je vous aiderai si vous le voulez, pour trouver un sens à cette douleur et rejoindre sereinement le Ciel auprès de Dieu. » Je retire finalement ma main de son bras pour la poser sur le dossier du banc. « Pouvez-vous me parler un peu de votre maladie ? »
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Something just like this - Evan J Sharman   

Revenir en haut Aller en bas
 
Something just like this - Evan J Sharman
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Justin Gabriel Vs Evan Bourne
» Evan Blurder, et fier de l'être. ( en cours )
» Evan Bourne VS Alberto Del Rio
» Evan Bourne Vs Dolph Ziggler
» Evan Gibson

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
❖ PINS AND NEEDLES :: Rps Terminés-
Sauter vers: