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(alexander) hasard et contrariétés.

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MessageSujet: (alexander) hasard et contrariétés.    Jeu 17 Aoû - 22:01

Le week-end, en général, Liz était avec des clients. Son patron savait qu'il ne fallait rien lui demander du lundi au jeudi puisqu'elle bossait au bar, mais le reste du temps, elle restait disponible pour n'importe quel contrat – ou presque. Puisque Sara Pierce l'avait louée pendant un mois, on aurait pu penser que la jeune femme était libérée de ses obligations envers Mikio, mais non. Elle avait des clients réguliers, des gens qui comptaient sur elle notamment vis-à-vis de leurs affaires, etc. Bref, ce soir elle accompagnait un client pour un dîner professionnel. L'homme avait été invité à dîner par un potentiel actionnaire, qui lui avait demandé d'amener sa compagne. Pour ne pas perdre son contrat en se présentant comme célibataire, il avait tout simplement fait appel aux services d'une escort. C'est là qu'Elizabeth intervenait. Vêtue d'une superbe robe noire pailletée (clique), elle avait pour mission de charmer très discrètement l'actionnaire potentiel, rire à ses blagues, bref être la femme idéale, afin de donner envie au bonhomme de travailler avec le compagnon d'une si charmante créature. L'homme qu'elle accompagnait, la quarantaine, n'était pas mal... mais elle n'avait aucunement l'intention de coucher avec lui. Dans la superbe Mercedes qui les emmenait au restaurant, il la mit au courant de certaines choses élémentaires, qu'elle s'empressa de retenir – mais elle avait l'habitude – et ils finirent par arriver au restaurant. La belle métisse lui prit le bras, afficha un grand sourire sur son visage et le suivit à l'intérieur, où ils retrouvèrent rapidement le potentiel actionnaire et sa femme. Une dame d'une cinquantaine d'années, que Liz trouva immédiatement charmante. Une fois installés,  les commandes furent passées et les hommes se lancèrent dans une grande discussion concernant leurs prochains investissements communs. Assez rébarbatif aux yeux d'Elizabeth, mais être escort, c'était aussi être une très bonne actrice... ce qu'elle faisait à merveille.

Jusqu'à ce que son regard tombe sur un homme qui entrait dans le restaurant, pour s'installer à trois tables d'eux. Il était accompagné, mais Elizabeth aurait été incapable de dire s'il s'agissait de sa femme ou d'une autre personne, puisqu'elle n'avait jamais vu à quoi ressemblait l'infidèle. La jolie métisse se mordit la lèvre, en priant pour qu'Alexander ne la remarque pas. Au moment même où elle émettait ce vœux, son regard croisa celui de son amant. Ou ancien amant, elle n'en savait rien. Ils ne s'étaient plus reparlés depuis leur échange de SMS, il y avait déjà quelques jours. Elle avait simplement refusé de répondre à son dernier message, et ce n'était pas la conversation avec Devyn qui l'avait fait changer d'avis. Le voir ici la mettait mal à l'aise. Peut-être parce qu'il était accompagné, peut-être parce qu'elle, l'était. Toujours est-il qu'elle aurait préféré être partout ailleurs qu'à cette table, avec cet homme qui avait sa main posée sous la sienne, en charmant petit couple qu'ils étaient supposés être.

@alexander mcmathis
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Alexander McMathis
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MessageSujet: Re: (alexander) hasard et contrariétés.    Jeu 17 Aoû - 22:25

Alexander avait décidé de passer quelques jours en famille, dans la maison de ses parents. Ils n'habitaient pas très loin de chez lui, mais pouvoir passer du temps avec eux, du moins le week-end, ça lui faisait du bien. Depuis son break avec Tal, il aimait particulièrement être avec eux, ça l'apaisait. Et puis bon, il ne pouvait plus décompresser avec Liz, ils ne se parlaient plus. Et d'un coté, il jugeait que c'était mieux pour tout le monde. Enfin, pour elle. Elle méritait mieux qu'un type marié, avec une situation compliquée et puis sa discussion avec Devyn lui avait mis les nerfs, et celle avec Nolan aussi, et puis bon, il n'avait pas pu lui dire qu'il s'agissait de Liz, vu qu'ils se connaissaient aussi. En fait, ses deux meilleurs amis étaient des proches de Liz et du coup, il se sentait vraiment... comme pris au piège, alors ouais, il s'était tourné vers sa famille. En plus, l'une de ses sœurs avait besoin de lui. Enfin... elle venait de se séparer de son copain et n'avait pas le moral alors il avait décidé ce soir de l'inviter au restaurant, un bon restaurant. La petite dernière était jalouse, forcément, mais elle avait une soirée le même soir et d'ailleurs, Alex n'aimait pas particulièrement cette idée, il s'était même proposé d'aller la chercher quand elle le désirerait, afin qu'elle ne rentre pas avec des mecs, ou des personnes ivres. Alex avait demandé à sa sœur de jouer le jeu ce soir, de s'habiller de façon élégante, et pour l'occasion, il avait revêtit un beau costume (clique). Sa sœur elle, portait une jolie robe bleu marine, au dessus du genoux, avec un joli col claudine. Après tout, cette frangine là était très discrète, mystérieuse, un peu lunaire et très sage, tout le contraire de l'autre gamine. Alex se sentait proche des deux, mais comme il y avait aussi moins de différence avec celle-ci, il était un peu plus proche, il fallait bien l'avouer. Le jeune homme complimenta sa sœur alors qu'ils allaient sortir de leur maison familiale, sous les compliments de leurs parents, ainsi que leurs vœux de passer une belle soirée. Alexander prit le volant et ils arrivèrent en moins d'une demie-heure dans le centre-ville de Seattle, dans un bon restaurant. Ils se présentèrent à la jeune femme qui était là pour ça et il lança en souriant doucement « McMathis, pour deux » et alors qu'il faisait passer sa sœur devant lui, pour fermer la marche, il la vit. Elle était là, assise à table avec un homme, un couple, ils étaient plus âgés. Tout de suite, il croisa son regard, bien évidemment, mais surtout, il vit qu'elle avait sa main sur celle du mec d'à côté. Il fronça un peu les sourcils, et puis finalement, retenu un sourire amusé. Amusé par la déception, par elle. En fait, il repensait à cette phrase qu'elle lui avait écrite comme quoi ils ne se devaient rien et c'était vrai finalement. Ils ne se devaient rien. Mais il n'avait pas aimé sa réaction, il n'avait pas aimé son ton. Sa réaction à lui, il la jugeait normale, parce que oui, il ne voulait pas impliquer Devyn dans leurs histoires, parce qu'il ne voulait pas foutre la merde dans leurs amitiés respectives. Il avait eu besoin d'en parler à sa meilleure amie, d'avoir son avis là dessus et au final, ça l'avait plus embrouillé qu'autre chose. En fait non, le combo Devyn + Liz l'avait embrouillé. Liz se la jouait distante, détachée, comme si rien n'avait de sens, que rien ne comptait à ses yeux par rapport à leur histoire. Ca lui avait fait du mal. Et pas seulement dans sa fierté masculine. Alors de la voir ici, avec un autre ; ça le faisait chier. En fait, il se disait qu'il s'était trompé sur elle ; il avait cru pendant une seconde que ça en valait peut-être la peine, qu'elle en valait la peine mais apparemment, lui ou un autre, ça n'avait pas d'importance. En fait, il avait la rage. Il avait la rage de la voir avec un autre, parce qu'il aurait voulu que ça soit lui. Il aurait voulu être à sa place à lui. Mais non, elle ne voulait pas qu'ils s'expliquent, elle ne voulait pas « lui courir après » et elle ne voulait pas « de trucs compliqués » alors ça ne rimait à rien. En fait, elle voulait juste se faire baiser dans une chambre d'hôtel. Ouais, il devenait méchant, parce que de la voir comme ça, sublime comme ça, avec un autre, il avait clairement la rage. Son regard devint noir, et puis presque arrogant, il baissa les yeux pour venir trouver le visage de sa sœur, lui sourire, mais le cœur n'y était pas. Vraiment. En fait, il avait juste envie de faire demi-tour, mais il s'était engagé auprès de sa petite sœur, il ne pouvait pas lui faire ça, mais il hésita. Pendant une seconde, il hésita à lui prendre le bras et lui faire faire demi-tour. Et puis il continua son chemin pour s'installer à table. Sa sœur lui demanda si ça allait. Il feint un sourire manqué en ouvrant le bouton de sa veste « ouais ça va » « non Alex, je te connais, c'est qui cette fille ? » demanda t-elle. Il lui sourit, elle était tellement perspicace parfois, elle semblait tellement terre à terre dans son côté lunaire, il trouvait ça adorable. « Personne » dit-il en serrant les dents et en ouvrant les menus pour le contempler, s'interdisant de regarder à la table de Liz, ce qu'il ne fit pas. « fais toi plaisir, on s'prend un verre ? » demanda t-il alors qu'il sentait son ventre se tordre. Ouais, un verre, ça allait le détendre.
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MessageSujet: Re: (alexander) hasard et contrariétés.    Jeu 17 Aoû - 22:51

Mon Dieu, qu'il était beau. Un instant, Elizabeth en oublia son rôle, elle en oublia ce qu'elle faisait là avec son client et fixa Alexander dans son costume. Elle avait déjà eu un aperçu de sa classe lorsqu'il était venu toquer à la porte de 'leur' hôtel, bretelles et chemise blanche sur le dos, mais là... elle en était soufflée. Le regard qu'il lui lança ensuite la glaça, et elle comprit ce qu'il était en train de voir. Elle, main dans la main avec un homme de 10 ans de plus qu'elle. Elle lut la colère dans ses yeux et se mordit la lèvre, bientôt rappelée à l'ordre par son client. « Ma chérie ? Tout va bien ? » lui dit-il, et elle détacha enfin son regard d'Alexander pour revenir aux personnes qui l'entouraient. « Pardon mon chéri, j'étais ailleurs » avoua-t-elle, souriant à la dame qui lui faisait face, et elle reprit la conversation où elle l'avait laissée, en se forçant à se détacher de tout le reste autour. Mais elle ne cessait de penser à lui, qui n'était qu'à quelques mètres d'elle. Les SMS qu'ils avaient échangés avaient été durs, pour elle. Elizabeth devait admettre qu'elle avait fait l'erreur de s'attacher à lui, tout en sachant qu'ils n'avaient aucun avenir puisqu'il était marié. Elle tourna d'ailleurs brièvement la tête vers sa table, et le vit sourire à la jolie jeune femme qui l'accompagnait. Elle se surprit à être jalouse, ce qui ne lui arrivait que très rarement. Son cœur lui criait de se lever, d'aller le trouver au milieu de ce restaurant bondé pour lui dire qu'elle était désolée, mais sa raison la maintenait assise sur sa chaise. Les deux luttaient en elle, et au bout de longues minutes à se débattre avec elle-même, Liz finit par se lever pour prendre la direction des toilettes, après s'être excusée auprès des autres convives. Elle avait sa pochette, dans laquelle son smartphone se trouvait. La belle métisse s'appuya contre l'évier et observa son reflet dans le miroir. Elle attrapa ensuite son smartphone et pianota quelques mots, puis appuya sur la touche envoyer : « ce n'est pas ce que tu crois », disait son message. Immédiatement après l'envoi, elle s'en voulut. Elle se mordit la lèvre, et eut le malheur de repenser à Alexander, debout nu devant elle, qui la pénétrait en faisant ce même geste. Il ne fallait pas qu'elle y pense, déjà le creux de ses reins lui rappelait qu'elle était en manque. En manque de lui. Son regard fixait son smartphone, en attente d'une réponse de la part d'Alexander. Quand il vibra, elle faillit le lâcher dans l'évier tellement elle en fut surprise – c'était pourtant ce qu'elle attendait. Son coeur battait la chamade, elle l'ouvrit et y découvrit les quelques mots du beau brun. « Tu ne me dois rien, t'as oublié ? » Non, elle ne lui devait rien... mais elle n'avait pas supporté de voir la haine dans son regard. Comment allait-elle faire, quand ils se retrouveraient à la naissance de leur filleul ? Il fallait qu'ils règlent cette histoire avant. Elle répondit, envoya le texto et retourna s'asseoir à sa place, en essayant de faire bonne figure auprès de son client et de son actionnaire qui semblait, lui, conquis.
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Alexander McMathis
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MessageSujet: Re: (alexander) hasard et contrariétés.    Jeu 17 Aoû - 23:19

Sa petite sœur n'en démordait pas, elle avait bien comprit qu'il avait été chamboulé par cette fille métisse, sans savoir qui c'était. Et son frère n'allait certainement pas lui avouer qu'il trompait sa femme avec elle. Après tout, elles s'entendaient bien et Tallulah n'était au courant de rien et puis même, il ne voulait pas donner cette image à sa petite sœur, il en était hors de question. Alexander appela un serveur pour qu'il prenne leur commande de cocktails, il opta pour un whisky sec, et sa sœur un verre de vin blanc. Il en aurait bien prit un second, mais il devait conduire, et voulait boire un verre de rouge pendant son repas, alors il se contenta d'un seul verre. Il discutait avec sa sœur de sa récente rupture, elle lui expliqua que son petit ami, Fred, avait décrété qu'il voulait connaître autre chose, cela faisait deux ans qu'ils étaient ensemble maintenant ; et qu'il était trop jeune pour s'enfermer dans une histoire. Alex validait, c'était plutot une bonne excuse, celle de prendre son temps. Lui, à dix-huit ans, il avait rencontré Tallulah et même s'ils avaient attendu pour se marier, il n'avait pas connu d'autres femmes, alors ouais, parfois, ça lui donnait envie. Enfin... surtout quand il avait passé du temps avec Liz. A ce souvenir, il reprit son verre pour en boire une gorgée, une main sur sa cuisse, se retenant toujours de regarder sa table. Finalement, son portable vibra dans sa poche. Il fronça les sourcils et s'excusa auprès de sa sœur, avant de le sortir. D'ordinaire, il l'aurait juste éteint, mais là, il vit le nom de Liz s'afficher et il fut curieux. Franchement, il retenu un rire et pianota une brève réponse, celle qui lui avait certainement fait le plus de mal dans tout ça et il posa son téléphone à plat sur la table. Sa sœur demanda qui c'était, il ne pouvait pas lui dire la vérité, alors il se forçat à lui mentir, ce qu'il se détesta de faire aussitôt. Ils passèrent à un autre sujet de conversation, alors qu'un serveur revint pour prendre leur commande. Son téléphone vibra encore et il lu le message de Liz. Il le reposa tout de suite, presque trop violemment en fait. Sa sœur le regarda étrangement. Liz manquait pas de toupet. Là, elle était dans une position délicate alors elle était prête à lui parler, à avoir une explication ? Et lui, quand il en avait demandé une, elle le lui avait octroyé ce droit ? Non. C'était quand ça l'arrangeait, c'était quand elle voulait, c'était selon elle et rien d'autre et il n'aimait pas ce sentiment d'être un pantin. Et puis il n'aimait pas non plus avec cette envie d'elle. Lui, là, il avait très envie d'elle, alors qu'il ne la voyait pas, il savait qu'elle était là, tout près et c'était juste insupportable que de ne pas pouvoir la voir, la toucher, l'embrasser, toucher sa peau et lui faire l'amour dans les toilettes et pourtant, il en rêvait. Et clairement, il avait chaud, il ne se sentait pas bien, il n'avait aucune raison de rester ici, si près d'elle et pourtant si loin. Et puis ça ne rimait à rien, il était encore lié à sa femme, il n'était pas libre ; et puis elle, elle semblait avoir bien vite tourné la page de « leur histoire » qui apparemment selon elle, n'avait quand même aucun sens. « Je suis désolé ma puce, j'me sens pas bien ce soir » lança t-il à sa sœur, alors qu'elle annonçait son plat au serveur. Sa sœur le regarda et elle vit que non, il n'allait pas bien. « Tu veux qu'on rentre ? » demanda t-elle, une pointe de déception dans sa voix. « J'suis désolé de casser le mythe, on peut se caler à la maison s'tu veux, mais là clairement, j'peux pas... mais on reviendra, d'accord ? Juste... pas ce soir » sa sœur lui sourit et rendit le menu au serveur. « On va payer et ça sera tout, excusez-nous » lança Alex au serveur, pour qu'il aille chercher l'addition des verres consommés. Alex régla la note et se leva de table, sa sœur toujours devant lui et sans un regard vers Liz, il quitta les lieux, étouffant sous la pression de cette rencontre, aveugle et sourde.
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MessageSujet: Re: (alexander) hasard et contrariétés.    Jeu 17 Aoû - 23:41

Elle était retournée s'asseoir à sa place et n'avait pas été surprise de ne pas recevoir de réponse. Quelques minutes à peine plus tard, elle fut surprise de voir Alexander et la jeune femme qui l'accompagnait se lever, pour quitter le restaurant. Elle se mordit la lèvre, elle avait envie de se lever et de le suivre mais c'était impossible, surtout s'il s'agissait bel et bien de sa femme. Elle ne pouvait pas signaler sa présence, non, son existence de cette manière. Ce n'était pas à elle de se manifester, mais à lui d'en parler à sa femme s'il souhaitait le faire. Que cela soit par vengeance, ou dans le but de tourner la page, peu importe. Liz n'avait pas son mot à dire à ce sujet. Elle se retint toute la fin de soirée de lui envoyer un nouveau SMS, et n'en reçut pas non plus. La jeune femme se savait culottée de lui proposer une chose pareille, alors qu'elle même avait refusé des jours plus tôt de lui parler. Mais elle espérait que le début de sa phrase l'aiderait à comprendre, qu'il verrait le sens de ces mots : je n'ai rien oublié. Elle n'avait rien oublié de leurs ébats, elle n'avait rien oublié de leurs caresses, de leurs conversations... elle n'avait pas oublié non plus sa tendresse, et la sensation qu'il lui procurait dans ses moments-là. La fin du repas fut laborieuse pour Liz, mais finalement il arriva à son terme et elle put se débarrasser de son client et rentrer chez elle. En ôtant sa robe devant le miroir de sa chambre, ce soir-là... elle pensa à Alex. Elle imaginait ses mains à lui faire glisser les bretelles de sa robe décolletée le long de ses bras fins, ses lèvres embrasser sa nuque et son sexe dur se coller à ses fesses. Une fois dévêtue, elle ferma les yeux quelques secondes puis alla s'allonger dans son lit. Seule. Elle essaya de dormir, mais son esprit ne cessait de vagabonder vers le beau tatoué. Alors, elle glissa ses doigts vers son intimité et se caressa en pensant à lui, pour finalement s'endormir après l'orgasme, en pleurs.

Le lendemain, la journée commença par un shooting photo en matinée. Tout se déroula très bien, Liz commençait à être réellement à l'aise avec les appareils photo et plus le temps passait, plus elle voyait approcher la fin de son contrat, et plus l'idée d'accepter la proposition de Sara la tentait. Mais elle n'en avait pas encore parlé avec Mikio, son patron... elle redoutait de le faire, car elle travaillait pour lui depuis des années à présent et se savait l'un des meilleurs éléments de la « boîte ». A 14 heures, elle fut libérée et rentra chez elle pour se changer. Elle enfila une tenue toute simple : jeans, crop top bordeaux et talons hauts (clique). Elle arriva au café désigné à Alexander le soir précédent vers 14h50, prit une table et commanda un thé. Et elle attendit. Elle attendit, longtemps... mais à 15h40, il n'était toujours pas là et elle avait déjà bu trois thés. Elle savait qu'il s'agissait d'un coup de poker de sa part, la veille, et qu'elle prenait le risque de se voir poser un lapin. Mais elle avait vraiment espéré qu'il comprendrait ce qu'elle avait voulu dire. Elle soupira, s'apprêta à demander l'addition, résignée, pour rentrer chez elle... mais elle fut stupide au point de prendre son smartphone pour envoyer un nouveau SMS au professeur tatoué. Et tout le temps de leur conversation, elle resta à la terrasse de ce foutu café.
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Alexander McMathis
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MessageSujet: Re: (alexander) hasard et contrariétés.    Ven 18 Aoû - 0:24

Alex parlait avec Liz par sms depuis de longues minutes quand il se décida enfin à la rejoindre au café qu'elle lui avait indiqué par sms la veille, lors de leur rencontre silencieuse au restaurant. Il espérait qu'elle y soit encore, ce n'était pas sûr. Pourquoi s'était-il décidé à y aller ? Parce que Liz, il ne la comprenait pas. Il ne parvenait pas à comprendre la logique de tout ça. Pourquoi elle l'avait jeté ? Pourquoi elle lui avait dit ces choses qui l'avait blessé ? Pourquoi est-ce qu'elle voulait se justifier par rapport à cet homme, ce client ? Qu'est-ce qu'elle voulait à la fin ? Elle voulait du simple, mais tout prenait une tournure bien compliquée à ses yeux. Il avait prit ses distances pour la protéger, mais elle lui manquait. Ouais, c'était con, mais il appréciait ces moments avec elle et puis il fallait être honnête, son corps lui manquait. C'était comme si son corps avait besoin du sien, pour se calmer, se détendre, mais aussi pour retrouver tout ce qu'il avait perdu avec Tallulah. Alors ouais, il était marié, ouais, c'était en standbye et si ça se trouve, il allait se concentrer sur son mariage, mais dans le fond, il avait rencontré Liz et il ne se serait jamais attendu à tout ça non plus. Il avait le cul entre deux chaises, et ce n'était pas du tout confortable. Le jeune homme avait prit sa voiture pour rejoindre l'endroit du rendez-vous, dans le centre-ville. Il portait un jeans bleu clair, un tee-shirt rouge retroussé aux épaules et des docks. Il se sentait stressé, anxieux et puis nerveux aussi. Il n'était pas à l'aise. Il la revoyait avec ce type et il ressentait de la jalousie par rapport à ce type. Est-ce qu'elle s'était faite sauté par lui ? Il grimaça à cette pensée. Il ne le supporterait pas. Il reçu un sms de Liz, il prit son téléphone pour le lire au volant et fronça les sourcils, ne comprenant pas le contenu du sms. Elle se faisait payer pour accompagner ses clients ? Hein ? Dans sa tête, il tilta tout de suite, il avait effectivement entendu parler de ce genre de nanas, celles qui faisaient ce travail, des poules de luxe quoi. Liz était ce genre de femme ? Vraiment ? Il était sous le choc. Son ventre se tordait, son cœur se serrait. Elle était escort ? Vraiment ? Putain... de rage, il jeta son téléphone dans sa bagnole, accélérant en appuyant sur la pédale. Il revoyait les images d'eux, ensemble, et il se demandait si elle couchait avec ses clients, depuis combien de temps elle faisait ça, et puis surtout, pourquoi elle ne lui avait rien dit ? Lui, il avait été honnête avec elle dès le départ, non ? Et puis pourquoi ne pas lui avoir demandé de l'argent ? Est-ce que lui, il était considéré comme différent ? Allait-il devoir payer une note de frais ? Il serrait les dents, il ne comprenait rien, ça le soulait. Il arriva dans le centre, se gara et se rendit vers le café. Une fois devant, il sentait son cœur exploser dans sa poitrine. Il se sentait tellement anxieux. Il entra, et il la vit. Elle était là, assise, de dos. Il sentit son cœur se serrer dans sa poitrine en la voyant. Il savait qu'il fallait qu'il parle, il savait que c'était inévitable, mais il avait peur de ce qu'il allait entendre, il avait peur de ce qu'elle allait lui dire et aussi, de ce qu'il allait lui-même lui dire. Il s'avança alors vers sa table et la contourna pour s'asseoir face à elle. Elle semblait surprise. Il croisa son regard, il avait besoin de comprendre, tout de suite. Et puis en même temps, il sentait la déception : celle de son non-dit, celle d'apprendre son job, celle d'avoir des milliers d'hypothèses qui s'entrechoquaient en lui et puis surtout, la haine de constater qu'elle a de l'importance à ses yeux, que ça le touche et que donc, ouais, il s'était vraiment attaché à elle et puis il y a aussi toute cette peur, la peur de rendre tout ça bien trop compliqué pour tout le monde. « Pourquoi tu m'as rien dit, tu aurai pu me dire ça le premier soir, quand j'étais ivre et qu'on ne se connaissait pas, je t'ai jamais rien caché moi » lança t-il alors, sans même prendre le temps de lui dire bonjour.
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MessageSujet: Re: (alexander) hasard et contrariétés.    Ven 18 Aoû - 0:41

C'est avec une profonde anxiété qu'elle avait écrit son dernier message. Avouer à ses amis que l'on est escort n'est pas chose facile. L'avouer aux hommes qui nous plaisent, encore moins. Liz en avait fait les frais à de nombreuses reprises. A chaque fois qu'un homme avait tenté de se mettre en couple avec elle, elle lui avait révélé son secret et il avait pris la poudre d'escampette. Attendait-elle trop longtemps pour le dire ? Peut-être. Mais à ses yeux, ce n'était pas une fierté, plutôt même tout l'inverse. Avec Devyn, ça avait été facile. Elle l'avait rencontrée alors même qu'elle travaillait, et sa meilleure amie avait elle aussi des choses à cacher. Elle n'était pas la seule à avoir un secret, et partager le leur avait été plus simple que prévu. Ça les avait liées. Avec un homme, c'était différent. Le silence d'Alexander, par SMS, voulait tout dire. Elizabeth avisa le fond de sa tasse, où un thé vert aux fleurs de cerisiers refroidissait. Elle ne savait même pas pourquoi elle buvait du thé. Ou peut-être que si, en réalité. Parce qu'il était anglais. Idiote, idiote, idiote.

Tout à coup, elle sursauta. Il était là, devant elle. La jolie métisse avait senti la migraine arriver à son arrivée dans ce café, et elle était à présent bien installée. La douleur tambourina à son crâne, et elle le regarda sans comprendre. Pourquoi ne lui avait-il pas dit qu'il venait ? Il s'assit, ne la salua pas et lui demanda immédiatement et de but en blanc pourquoi elle ne lui avait rien dit. La jeune femme posa ses mains l'une contre l'autre et les glissa entre ses cuisses, tout en baissant les yeux sur la coupelle fendillée sur laquelle sa tasse de thé reposait. « Peut-être parce qu'il n'y a rien qui te fait honte » murmura-t-elle, puis en y réfléchissant : « ou parce que je suis l'objet de ta honte, je ne sais pas. Ce n'est pas quelque chose que je crie sur tous les toits à qui veut bien l'entendre, Alex. Je n'en suis pas fière, et j'ai une clause de confidentialité dans mon contrat pour protéger mes clients ». Elle parlait à voix plutôt basse, mais audible pour son interlocuteur. La belle métisse releva les yeux et croisa le regard du tatoué. Ses mains, toujours coincées entre ses genoux, avaient envie de caresser son visage barbu... mais elle n'en fit rien. Elle voulait lui demander pardon, mais elle n'en fit rien non plus. « Une autre clause dans mon contrat précise que le sexe n'est en aucun cas une obligation ». Cette conversation, elle avait l'impression de la revivre, encore et encore. Ce n'était pas la première fois qu'elle parlait de son métier à un homme, pas la première fois qu'un potentiel compagnon posait ce regard plein de dégoût et de colère sur elle. Pourtant, ça lui faisait toujours aussi mal. Si pas plus. Elle aurait aimé s'habituer à être seule, mais la vérité, c'est que la solitude était dure à vivre, même pour elle qui se proclamait être une femme forte. Lui, il avait une soeur. Au minimum. Elle, elle n'avait personne. Orpheline, elle ne pouvait compter que sur elle-même dans les coups durs. Oh, bien sûr, elle avait des amis... mais tous n'étaient pas au courant de sa vie, de toute sa vie. Elizabeth, comme souvent, en disait le moins possible sur elle. Seule Devyn la connaissait vraiment, mais elle avait peur de l'ennuyer en lui parlant d'Alexander.
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Alexander McMathis
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MessageSujet: Re: (alexander) hasard et contrariétés.    Ven 18 Aoû - 1:01

Il n'y a rien qui lui fait honte ? Elle est en train de parler à un homme supposément marié tout de même, alors tout de suite, il lui répondit « Tu penses vraiment que je suis fier de moi ? T'es pas la cause de ma honte, t'as pas à avoir honte de ce qu'on fait » lança t-il. Il aurait pu préciser davantage, ajouter qu'il n'avait pas honte d'elle, mais honte de lui. Lui, qui croyait tellement fort aux valeurs du mariage, qui était si honnête dans sa vie, il ne cessait de faire tout l'inverse depuis l'annonce de sa femme. Il se pinça le nez, posant ses coudes sur la table et soupira, avant de se laisser tomber sur le dossier de sa chaise. Elle précisa assez vite que non, le sexe n'était pas une obligation pour ses clients. Il la regardait s'expliquer, il la trouvait belle, vraiment et en même temps, il se sentait déçu, parce que même s'il comprenait que c'était délicat, il aurait aimé le savoir dès le début. Il avait toujours pensé que leur histoire s'écrivait sur une feuille clair et précise : celle de la sincérité. Tout chez eux, dans leur attitude, était sincère mais là, il apprenait que l'une des choses les plus importantes lui avait été cachée et que du coup, ça faussait le ton, ouais. Il ne savait pas quoi dire, il avait trop de choses à dire, et trop de sentiments qui s'entrechoquaient en lui, il ne parvenait pas à faire le tri. Il posa de nouveau ses coudes sur la table et passa son crâne entre ses mains tatouées et souffla un grand coup. « j'avais l'impression que tout ça, ça reposait sur d'la sincérité à l'état pur, j'suis vraiment déçu » en fait, ce n'était pas plus le travail qui le décevait, mais le fait qu'elle ne lui ai rien dit. Après tout, il n'avait été qu'un type bourré à son bar, le premier soir où ils s'étaient rencontrés. Ce n'était pas écrit, ce qui se passerait par la suite et puis... il aurait pu oublier, non ? Il voulait la regarder dans les yeux, mais c'était trop difficile pour lui. « c'est compliqué Liz... » lança t-il en soupirant. Et ça l'était. Ils n'avaient jamais vraiment discutés tous les deux, parce qu'ils voulaient que ça reste simple et ils avaient cru que ça l'était, mais ça n'avait fait qu'empirer les choses. Et là, ils étaient tous les deux face à face, et surtout face à un nœud qui semblait impossible à démêler. « J'avais aucune envie de rencontrer quelqu'un le soir où on s'est connu ; c'était pas dans mes projets... » commença t-il après avoir prit quelques minutes de réflexion. Il avait comprit qu'il fallait qu'ils s'expliquent et ce, depuis le commencement. « Ce soir là je t'ai juste dit que ma femme m'avait trompée, tu ne sais rien d'autre. C'est un peu plus compliqué que ça à vrai dire et... et tu n'étais pas prévue. Ou alors pas de cette façon et... et tout semblait si simple parce qu'on voulait que ça soit simple mais finalement, ça n'a fait que tout compliquer » lâcha t-il en passant encore une fois son crâne entre ses mains. Et puis il trouva son regard et elle lui fit de la peine, non pas qu'il avait pitié d'elle, loin de là. Mais il la trouvait touchante, attendrissante, et il avait envie d'être tendre avec elle, alors que finalement, il était mélangé entre la peur, la rage, la déception ; mais voilà. Elle avait ce quelque chose -que les autres n'ont pas- qui faisait qu'avec elle, c'était différent, c'était autre chose et il ne voulait pas la voir triste, ni la voir comme ça. Au final est-ce que tout ça était une bonne idée ? Il voulait lui éviter tout ce drama, et finalement, c'était tout l'inverse. « Si j'me suis éloigné de toi, c'était parce que... que j'ai eu peur par rapport à Dev', que... que je savais que ça allait devenir vite compliqué et tu m'as dit que tu voulais quelque chose de simple... sauf que non, y'a rien de simple avec moi » avouait-il finalement un peu plus fort, écartant les bras pour se présenter lui-même. Ouais, sa situation était compliquée, tout était et semblait compliqué autour de lui en ce moment, et ce n'était pas pour elle, elle le lui avait dit. Il évinçait volontairement le sujet de son travail pour le moment, chaque chose en son temps, s'était-il dit.
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MessageSujet: Re: (alexander) hasard et contrariétés.    Ven 18 Aoû - 13:20

La déception n'est-elle pas plus difficile à supporter que la colère, dans le fond ? Liz baissa encore les yeux quand il lui dit qu'il était déçu, parce qu'il pensait que 'tout ça' était basé sur de la sincérité. « Oui, ça l'était. J'ai toujours été moi-même avec toi, Alex. Je n'ai jamais joué. Simplement, au bar... tu étais saoul, tu me parlais de ta femme, de ta tristesse... je n'avais pas prévu ce qui allait arriver par la suite. Je n'avais pas prévu de te raccompagner, ni même de coucher avec toi ». Elle soupira à son tour, et il lui dit que c'était compliqué. Elle comprenait bien que ça l'était, mais de son avis à elle, cette complication était liée uniquement au fait qu'il soit marié. Devyn n'était pas un obstacle en soi, elle le lui avait encore rappelé quelques jours plus tôt, par SMS. S'il voulait considérer leur meilleure amie comme telle, qu'il en soit ainsi – mais c'était sa façon de voir les choses. Pour Elizabeth, le seul problème aurait pu ne pas en être un en réalité, puisqu'elle pouvait refuser de coucher avec tous ses clients. Mais ce n'était pas elle qui avait les cartes en main, de toute façon. Dans cette relation, si elle pouvait considérer ce qu'ils vivaient comme tel, Alexander était le maître du jeu. Il revint sur leur rencontre imprévue, il rappela que c'était compliqué... que les choses avaient été simples au début parce qu'ils avaient voulu qu'il en soit ainsi, mais que leur relation avait tout compliqué. Elizabeth passa une main sur son front, la migraine, sa vieille amie, était de retour. Pas au bon moment. Leurs regards se croisèrent, elle n'eut pas la force de lui sourire. Elle n'en avait pas vraiment envie. « Tu as toutes les cartes en main. Je ne voulais pas te cacher mon amitié avec Devyn, dès que j'ai appris qui tu étais pour elle... j'ai bien compris que ça ne te convenait pas, mais je pense que si votre amitié est vraiment aussi sincère que l'est la nôtre, et je ne vois pas comment il pourrait en être autrement, elle ne sera pas un obstacle, quoi que tu décides » lui dit-elle, en passant ses mains dans sa nuque. « On sera de toute façon amenés à se revoir, elle veut que je sois la marraine du bébé ». Un souffle, pouvait-elle renoncer à cette proposition que lui faisait Devyn, pour laisser Alexander tranquille s'il refusait de poursuivre avec elle ? Elizabeth détourna les yeux. Non, elle ne pouvait pas. Elle avait envie d'être là pour l'enfant de sa meilleure amie. Pour sa meilleure amie également. Et personne, pas même un homme qui lui faisait un tel effet, ne pourrait l'en empêcher. Pour cela, elle était déterminée – même si elle ne voulait pas mettre Devyn en mauvaise position vis-à-vis d'Alex, ça n'avait jamais été son but. Elle espérait simplement qu'il ne casserait pas la baraque en apprenant la nouvelle... qu'il savait peut-être déjà, puisqu'elle-même était déjà au courant. « Je veux juste que tu saches que... ça va. Je veux dire, ce n'est pas la première fois qu'un homme me plaît, même si c'est encore différent cette fois-ci. Ce n'est pas la première fois que mon métier fait fuir quelqu'un. Je suis émancipée depuis que j'ai 16 ans, je m'en suis toujours sortie alors... », elle haussa les épaules, en essayant de faire comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, « ça va. Je ne veux pas te mettre la pression par rapport à ta femme, par rapport à Devyn ou à n'importe quoi d'autre. Maintenant, tu sais la vérité à mon sujet, tu sais même plus de choses que nombre de mes amis, fais ce que tu veux de ces informations, tant que tu les gardes pour toi ». Elle ne l'avait pas regardé une seule fois en prononçant ces paroles-là, parce qu'elle voulait rester la femme forte qu'elle avait toujours été. Elle ne voulait pas se mettre à pleurer en face de lui, ou même qu'il voit dans son regard que non, la solitude n'était pas facile à gérer et que oui, elle aurait aimé avoir une épaule sur laquelle s'appuyer, par moments.
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Alexander McMathis
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MessageSujet: Re: (alexander) hasard et contrariétés.    Ven 18 Aoû - 13:52

Il l'écoutait parler, il ne saisissait pas tout, non pas qu'il soit débile ; mais il ne comprenait pas où elle voulait en venir. Elle disait avoir été sincère, mais ça n'était pas le cas. Aujourd'hui peut-être, et encore, elle laissait penser au fil de son discours qu'elle s'en fichait un peu de ce qu'il pouvait bien arriver les concerner... Il n'arrivait pas à la suivre. Est-ce qu'elle était en train d'essayer de se construire des barrières, autour d'elle, et que c'était justement ça qui le bloquait lui ? Il voyait bien que tout n'était pas si fluide que ça. Lorsqu'elle parla de Devyn, il se mit à la fixer, il n'aimait pas qu'elle parle d'elle. Il était protecteur, jaloux et possessif avec sa meilleure amie, c'était ainsi. Elle ignorait tout de leur relation et il n'avait rien à apprendre sur son amitié avec Devyn, de la part de Liz. Elle parlait d'avoir les cartes en main, que c'était à lui de voir : mais voir quoi Liz ? Qu'est-ce qu'il devait voir ? Tu avais un discours incohérent, tu disais le parfait contraire de l'autre fois, que doit-il penser de tout ça ? Il est perdu là, le pauvre. Elle lui annonça alors qu'elle serait la marraine du bébé. Là dessus, il posa ses coudes sur la table, ferma les yeux en se pinçant les narines en soupirant. Oh bordel de merde. Il resta silencieux, la laissant parler et essayant d'imaginer l'avenir, quand le bébé finirait par arriver. Ils allaient être là, l'un en face de l'autre, à devoir faire comme s'il n'y avait rien eu, ou bien que ça n'allait pas eu d'importance, et puis lui, il serait probablement avec Tallulah et elle... elle allait finir par rencontrer un type et au moins une fois par an -pour l'anniversaire du petit- ils se verraient et devraient faire comme si tout allait bien, comme si rien de tout ça n'était gênant ou étrange. Mais qu'est-ce qu'il avait fait ? Pourquoi est-ce qu'il l'avait plaqué contre le mur ce soir là ? S'il n'avait pas fait ça, rien de tout ça ne serait arrivé. Ils se seraient probablement revus au BabyShower de Devyn et auraient rigolé de l'état d'Alex ce soir là, et il aurait été heureux de lui présenter sa femme, avec laquelle tout serait finalement rentré dans l'ordre ? Enfin ça, c'était ce qu'il s'était imaginé, ce qu'il n'espérait pas forcément mais dans le fond, n'était-ce pas le mieux à faire ? Il était marié. C'était un engagement. Celui de tout faire l'un pour l'autre, de se battre côte à côte, d'affronter les difficultés de la vie, de l'autre et de nous même pour créer une harmonie, n'est-ce pas ? Et leur harmonie actuellement, elle était perdue. Mais pas disparue à jamais. C'était à eux de choisir s'ils voulaient que ça soit une mauvaise passe, ou la fin de presque dix ans d'union. Que voulait-il ? Qu'est-ce qu'il voulait dans le fond ? Se battre, lui pardonner, et puis tenter de retrouver cette harmonie qu'ils avaient connu plus jeunes ? Ou bien alors, se dire que cette histoire est terminée et que ça ne sert à rien de vouloir la sauver ? Que comme une chanson que l'on adore, même si la mélodie est belle, cette chanson a bel et bien une fin ? Il avait ses mains tatouées sur son visage, il soupira encore, faiblement, avant de faire glisser son crâne entre ses paumes. Il se recula au fond de son siège et lança finalement « ce n'est pas ton boulot le véritable souci et tu le sais » lança t-il en la regardant, même si elle évitait son regard. Il attendit une réaction, mais rien. Alors qu'il venait d'entendre de sa part, quelques instants plus tôt, que pour lui c'était « différent », différent de quoi ? Hein ? Il ne pouvait pas lui poser la question. Parce que lui, il ne savait pas où il en était. « J'vais être franc Liz, j'suis encore marié à ma femme. Ca ne va pas entre nous, c'est au bord de l'implosion, mais j'sais pas encore si c'est vraiment terminé. J'm'suis marié avec elle, pour un tas de raison et j'sais pas si j'suis prêt à tout abandonner comme ça, le mariage est une chose importante pour moi... » il se dit qu'il voulait être honnête, parce que lui, il l'avait toujours été avec elle. « Ma femme ignore que je te vois, que... bref, j'pense que j'dois être honnête avec elle aussi. Et j'vais pas te demander d'être ma maîtresse, ni de m'attendre parce que j'suis pas égoïste à ce point et que tu mérites beaucoup mieux qu'un type marié » continua t-il doucement. « J'voulais pas que ça se passe comme ça, ce n'était pas prévu... j'suis pris de court, et je suis désolé de t'entraîner là dedans... » il marqua une pause et finalement, après un long et faible soupire, il sentit son cœur s'emballer alors qu'il s'apprêtait à faire ce qu'il lui semblait le mieux pour lui, en cet instant « j'pense que c'est mieux si on arrête... ça nous évitera de souffrir, ça... ça sera mieux pour toi, parce que tu n'as rien demandé » il voulu trouver ses yeux, mais elle le lui refusait. Il sentait son cœur se serrer dans sa poitrine, littéralement, ça lui brisait le cœur de lui dire ça. « et ça n'a rien à voir avec ton boulot, juste que j'sais très bien qu'avec toi, j'joue avec le feu et j'ai clairement pas envie que... c'est déjà assez compliqué » lança t-il alors qu'il était prêt à se lever pour partir. Parce que dans le fond, Liz était clairement le genre de fille dont il pouvait tomber amoureux. Et il voyait bien qu'il s'attachait à elle, il avait ressenti de la jalousie quand il l'avait vu avec cet homme, il ne voulait pas penser à la suite, au fait qu'elle pourrait trouver quelqu'un et l'oublier comme ça. Et en même temps, il se dit qu'il lui faisait vivre la même chose. Il était marié, il avait une femme dans sa vie -avec laquelle il ne se passait rien certes- mais c'était sa femme et de ce fait, il n'était pas seul. Et là, il se voyait mal lui demander de rester chaste et de l'attendre comme une poupée, tandis que lui, il n'était pas clair et ce, avec personne. Pourtant, en lui disant ça, il ne se sentait pas soulagé. Il en voulait à sa femme, il s'en voulait à lui, il en voulait à leur mariage. Il allait falloir qu'ils parlent tous les deux, et vite.
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MessageSujet: Re: (alexander) hasard et contrariétés.    Lun 21 Aoû - 15:38

Non, ce n'était pas son travail le véritable souci aux yeux de Liz, et elle le savait effectivement. Le problème, c'était surtout qu'il était marié. Il n'y avait pas besoin de chercher plus loin, elle ne pouvait pas lutter contre ça. Il le lui rappela, ce qui était inutile évidemment. Elizabeth écoutait en silence ce qu'il avait à lui dire. Une petite voix dans sa tête lui demandait comment les choses avaient pu devenir aussi compliquées, aussi rapidement ? Tout était pourtant simple. A la seconde où ils s'étaient embrassés pourtant, Alex jurait que c'était devenu compliqué mais avant qu'il ne sache que Liz faisait plus partie de sa vie qu'il ne le pensait – via Devyn, notamment – les choses étaient simples aux yeux de la belle métisse. Son amant lui dit que sa femme n'était pas au courant, pour eux... ce dont la barmaid se doutait, elle fut étonnée en revanche d'apprendre qu'il allait lui dire la vérité. Elle hocha la tête, en priant pour ne pas avoir en plus des problèmes avec cette femme qu'elle ne connaissait pas. Quand il lui dit qu'il était désolé, Elizabeth sentit sa gorge se serrer. Elle ne le regardait pas, l'écoutait mais ne disait rien. La jeune femme se refusait à le regarder, à affronter son regard. Elle ne voulait pas y lire ses regrets, ou quoi que ça soit d'autre. A présent, ils savaient l'un et l'autre que tout était fini. Il le lui confirma, et elle hocha doucement la tête une fois de plus. C'était mieux pour elle. C'est ce qu'il disait. Les sourcils froncés, Liz se demandait si ce n'était pas plutôt l'inverse. Si ce n'était pas plus facile à gérer pour lui, l'homme marié, de se débarrasser d'elle. Compliqué. Encore ce mot, il ne cessait d'y revenir. Liz était énervée, elle était blessée, touchée alors qu'elle aurait dû rester indifférente. Elle était déçue, aussi. Une part d'elle aurait aimé qu'ils continuent à se voir. Peut-être qu'il quitte sa femme... ils avaient vécu comme dans un film, quelques semaines. Bon, un film érotique peut-être, mais il aurait pu se transformer en conte de fées, non ?... non, évidemment que non. La jeune femme soupira et, toujours en évitant son regard, se leva. Les larmes menaçaient de couler sur ses joues, et elle se refusait à craquer devant lui même si ses yeux étaient déjà mouillés. « Merci d'avoir pris la peine de venir jusque ici, je... » fit-elle d'une voix où on ne distinguait aucune autre émotion que la lassitude, « je suis désolée. Bon courage avec ta femme ». Finalement, elle tourna ses grands yeux vers lui et croisa son regard. Ce fut comme un coup de poignard pour elle, Liz sourit tristement s'approcha d'Alexander et posa sa main droite sur son menton, qu'elle caressa une seconde à peine. « Je vous souhaite d'être heureux, tous les deux ». Elle aurait aimé l'embrasser. Lui dire adieu. Faire l'amour, une dernière fois. Mais elle s'éloigna, et quitta le café sans se retourner. D'ici la naissance du bébé, elle aurait oublié qu'elle s'était attachée à lui, à son corps... et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

*terminé*
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