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When I'll see you again - Alej.

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Riley Graham
Membre de Pan

❖ Job : Serveuse
❖ House : Downtown Downtown Downtown


❖ Avatar : Liv Tyler
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❖ En ville depuis : 10/06/2017
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MessageSujet: When I'll see you again - Alej.    Lun 12 Juin - 0:46



    Les yeux fermés, son index tapotait contre sa hanche au rythme de la musique qu'elle se chantonnait. Une musique qu'elle avait entendu la veille à la radio. Apparemment, cela faisait des jours qu'elle passait en boucle sur toutes les stations. Elle n'y avait pas prêté plus d'attention que cela. Mais la veille, allongée sur son canapé, une main trainant sur le sol, c'était comme si la chanson lui avait parlé. Quelque chose l'avait frappée. La mélodie, les paroles peut-être. Quelque chose s'était passée. Elle l'avait depuis en tête et à chaque moment d'arrêt, elle y songeait. C'était sa pause, le meilleur moment de la journée. Elle pouvait sortir, clope à la main, son café posé sur le rebord de la vitrine. Les clients n'étaient alors qu'un mauvais souvenir. Cela faisait quelques mois qu'elle avait obtenu ce job et il la rendait déjà dingue. Quoi que... Elle l'était déjà un peu. Plus le temps passait et plus elle se disait qu'elle n'était pas faite pour vivre en société. Les gens la dégoutaient de plus en plus, la proximité surtout. Les gens sont foncièrement mauvais et puent l'hypocrisie à trois mille kilomètres. Il n'y avait qu'à regarder son patron ; en plein entretien d'embauche, en lisant son CV et la lettre de son psy, il lui avait sourit de cette manière détestable qu'ont les gens lorsqu'ils sont désolés, compatissants. C'était à gerber. Il avait sûrement pensé : " pauvre fille, c'est pas de chance. Le sort s'acharne sur elle. On va lui donner un poste comme ça, on pourra prouver au reste du monde à quel point on est gentil, qu'on peut donner une chance à tout le monde, même aux tarés. ". Il n'allait pas passer à côté d'une opportunité pareille. Alors, quand il lui tendit la main pour lui souhaiter la bienvenue dans l'équipe, Riley la lui prit avec un grand sourire, un petit battement de cils en plus et l'avait remercié. Mais quelle connerie ! Elle avait fait une erreur. C'était peut-être trop tôt pour elle, cette vie-là.

    La serveuse porta la cigarette à ses lèvres et tira dessus une longue bouffée. Elle n'avait plus rien à faire dans cette société qui, de toute façon, ne voulait plus d'elle. Paria, folle, pestiférée. Les seuls qui voulaient bien d'elle, c'était ceux qui avaient, au final, besoin d'elle. Après tout, c'était de leur faute si elle ne pouvait pas se sortir de ce cercle vicieux. Les gens aiment plaindre, ils aiment compatir et s’apitoyer. Bouhou, la pauvre petite chose fragile à prendre avec des pincettes. Elle écrasa sa cigarette, s'adossant contre le mur, avant de prendre son expresso. Il y a tout de même quelques avantages à travailler pour une firme telle que Starbuck : une boisson gratuite pour la pause. Elle avait déjà tout testé et n'avait pas approuvé certaines fantaisies. Ces conneries de saveurs étranges, c'était pour les hipsters. En parlant de hipsters, son nez se retroussa en voyant un couple entrer : jeunes, collés l'un contre l'autre, s'embrassant et se touchant sans pudeur, aucune. Répugnants.

    " - Quand je pense que ça se reproduit. ".

    Riley grimaça alors qu'un frisson d'horreur lui parcourut le corps. Un autre hipster pointa le bout de son nez, comme attiré par l'enseigne. Le genre de mec qui prend son petit déjeuner en photo et le poste illico sur Instagram. #débile. Surtout que, ce hipster, ce petit merdeux avec sa tête dans les nuages – littéralement – elle l'avait déjà vu. Il était déjà venu. C'était le genre de client bien chiant, qui râle et lance de petits pics avec un grand sourire. Elle but une gorgée de son café, le suivant du regard. N'entre pas. N'entre surtout pas. Leurs regards se croisèrent. La guerre était de nouveau déclarée :

    " - Tiens donc. T'as de la chance que je sois en pause. J'aurais pas à cracher dans ton latte au soja. ".

    Merdeux.
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Alej Parker
Membre de Pan

❖ Job : Cumule deux jobs. Gère un magasin de musique la journée et bosse dans une boîte de nuit le soir.
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❖ Avatar : Boyd Holbrook.
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MessageSujet: Re: When I'll see you again - Alej.    Lun 12 Juin - 16:23

Ce matin je suis de bonne humeur plus que d’ordinaire. J’ai ce petit sourire en coin, celui que je n’arbore que lorsque je suis extrêmement satisfait. C'est-à-dire les trois quart du temps. Le quart qu’il reste, c’est mon temps de sommeil. Et depuis peu, mon café du matin. Le rituel du bonheur est simple, il se trouve dans les petites choses et savoir se séparer des éléments nocifs. Prendre tout du bon côté, saisir les opportunités, c’est la que se trouve la limite entre un sourire timide et une pub Colgate. Et je me fais mal aux zygomatiques à repenser à ces derniers jours. Je repense à ce dans quoi je me suis embarqué malgré-moi. Je ne suis pas le genre à déconner volontairement avec la petite amie des autres, encore moins sous leur nez. Mais j’ai pas pu résister. Aucun homme sur terre ne peut prétendre ne pas être jaloux lorsque un autre flirte avec sa nana, peu importe s’il l’aime, pas s’il a un minimum de dignité. Et je compte bien prouver ce point. Enfin, si je suis honnête avec moi-même je suis dedans plus pour Danny que pour faire comprendre à un idiot que la possessivité n’est pas une preuve de faiblesse. Les femmes iront toujours vers celui qui se battra pour elles, même les plus libérées. Le complexe du chevalier servant marche toujours. Être attentionné, marche aussi bien que de les soulever du sol et les plaquer contre un mur en leur disant que ici et maintenant, elles sont à nous. Petite pensée pour toi, @Alvar Mouton.

Mais revenons à cette histoire de café, mon quart restant de mécontentement qui nuit au bon déroulement de ma journée. Le Starbucks au coin de la rue prés de mon magasin. Cela fait quelques années que j’y ai mes habitudes, mon sanctuaire du breuvage matinal auquel je suis accro comme beaucoup de gens. Temple de paix, du café crème et du wifi gratuit. L’endroit rêvé pour faire une pause entre deux jobs. Mais c’était sans compter ce samedi d’il y a deux semaines, ma rencontre avec le démon en personne. Enfantée par Cerbère et un canon de pistolet, le regard qui tue et les insultes aboyées. Je n’aurais jamais cru qu’une telle combinaison existe chez une femme. J’étais surement trop naïf, trop protégé dans mon monde sans mauvaises ondes. J’ai appris ce jour-la que toutes les femmes ne sont pas des jolies choses sexy et délectables. Elle a tiré sans prévenir et j’ai accusé le coup hébété du haut de ma grande taille. J’ai pas perdu mon sourire, toujours poli, toujours adorable. Après tout j’avais peut-être mal entendu, l’erreur est humaine. « T’es bouché ou quoi putain de hipster ? Prend ton latte au soja et tire-toi. Qu’est-ce que tu veux de la crème de crétin par-dessus ? » Non, j’avais bien compris. Mes yeux se sont agrandit de stupeur. Attends, je me fais agresser gratuitement ? Moi, Mr Monde, l’optimisme incarné ? Le mec qui apprécie et est apprécié de tout le monde ? Mais what. Je crois bien que mon cerveau à gelé après ca. La suite je la connais parce que l’un des clients du café à filmé la scène. Crazy woman insult hipster in coffee shop. Top 50 sur youtube. Rien n’échappe à internet et aux réseaux sociaux. J’ai voulu garder mon calme, j’ai continué à sourire tout le long. Même quand elle a essayé de me mettre sa main dans la tête depuis l’autre côté du comptoir. Non mais sérieux c’est quoi son problème ? J’ai relativisé, je me suis dit qu’après cette histoire elle s’était certainement faite virée. Que ma pause café s’en trouverait inchangée. Mais elle est toujours là, un peu comme ce chien trop maigre qui attend toujours son maitre, attaché à l’entrée d’un bar. Ce roquet qui aboie sur les passants et cherche à les mordre. Elle garde les lieux comme une harpie. Depuis je bois un latte au lait de soja, même si je n’aime pas ca. Alors ce matin je m’arme pour partir en guerre. Je plaque mon sourire des plus chaleureux sur mes lèvres. C’est bien connu, les vampires redoutent le soleil. J’ai soigné mon choix de vêtements spécialement pour elle : les vieilles aigries détestent les petits jeunes plein de libido, plein de vie. Pas de quartiers. Après tout, c’est elle qui à déclaré la guerre. Je pourrais abandonner le navire, aller chercher ma dose de caféine ailleurs. Mais je refuse de laisser les lieux à cette mégère. Lorsque j’entre, nos regards se croisent. Elle ne gagnera pas le duel de ce western spaghetti. Over my dead body bitch.

Je reviens sur mes pas, toujours souriant malgré son attaque. Je fais signe au couple qui vient de rentrer, je les connais. Je mime quelques gestes des mains avant de lever le pouce en signe de remerciement. Contrairement à toi sorcière de l’ouest, je ne suis pas seul sur mon rocher à sécher de tout le sel du monde. La jeune femme acquiesce d’un signe de tête et s’approche du comptoir. De mon côté je m’approche nonchalamment de la table de la femme, m’asseyant en face d’elle. « Disons que quitte à cracher dans mon café, je préfère que tu craches dans mon latte au lait de vache. » J’la tutoie, pas de raisons de me retenir. « Mais ca serait peut-être trop en demander. » Je ne la quitte pas des yeux, toujours ce rictus en coin. Je cale une cigarette entre mes lèvres, l’allumant avant d’échapper une bouffée de fumée à son attention. On se regarde en chien de faïence depuis quelques minutes déjà, lorsque la jeune femme de plus tôt revient avec mon café. « Thanks Sasha, j’te revaudrai ca. » Je lui adresse un clin d’œil, remarquant son regard allant de moi à la femme. Elle hausse les épaules avant de partir. « Pas de soucis Alej. » Je l’observe rejoindre son mec avant de reporter mon attention sur Morticia Adams. Je me redresse de ma chaise, tendant le bras pour me saisir de l’un de ses sachets de sucre. Je le vide dans ma tasse, faisant exprès de prendre mon temps et de tourner bruyamment ma cuillère contre la porcelaine. « Rien de tel qu’un café pour commencer la journée de bonne humeur. » Je l’observe par-dessus ma tasse alors que je porte le breuvage à mes lèvres. Je la nargue, mes actions ont valeur d’un majeur levé sous son nez. Elle peut bien m’appeler de tous les noms qu’elle veut, à la fin, je serais celui qui rira le dernier.
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